3 août - Coulonges/l'Autize - Parc du château - 21h

Le groupe :      The Amber day

Maître dans l’art de composer des chansons d’une classe folle, le groupe originaire de Poitiers signe un disque qui frise la perfection.

Gorgé de mélodies au cordeau, entraînantes et mélancoliques, il est immédiatement familier, et installe The Amber Day comme l’une des plus  belles formations folk d’ici. Bénéficiant de la sublime signature vocale de Rachel Baum, la formation approfondit encore un style à la fois référencé et intemporel.

En équilibre entre l’énergie d’un rock racé et d’une pop soyeuse, The Amber Day s’invente un magnifique répertoire, de plus en plus attachant.




Le Monument : Château de Coulonges-les-Royaux

 Le château Renaissance a été construit par la famille d'Estissac, par Geoffroy, évêque de Maillezais, ami et protecteur de Rabelais, et surtout par son neveu, Louis, à partir de 1540.
Terminé vers 1566, il est endommagé lors des guerres religion, pillé et démoli au XVIIIe siècle avant la Révolution. Certains éléments du décor architectural ont été démontés à partir de 1849 par l'aquafortiste Octave de Rochebrune et ont été transportés dans son château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte.

Le château présente actuellement un bâtiment en équerre, deux pavillons ainsi que les vestiges des pavillons sud-ouest et nord englobés dans des bâtiments postérieurs. Une aile nord-ouest semble avoir été projetée, sa réalisation effective demeure hypothétique. Quoiqu'il en soit, le château achevé aurait présenté un plan carré, parti adopté à Ecouen et Ancy-le-Franc.

L'aile monumentale s'élève sur quatre niveaux, soit deux niveaux en sous-sol (caves et cuisines voûtées), un rez-de-chaussée et un étage carré. L'élévation comptait un niveau supplémentaire. Les combles, logés sous les toitures à l'origine très pentues, étaient éclairés par des lucarnes à fronton triangulaire. Le pavillon d'entrée, légèrement plus haut que l'aile, contenait un escalier monumental rampe sur rampe qui, comparativement à Oiron, était tout à fait moderne pour l'époque. A l'extérieur, la porte, datée de 1544, est décorée des armes de la famille d'Estissac. Elle était à l'origine précédée d'un porche décoré à l'antique, démonté en 1860. Un second pavillon, plus massif, marque l'extrémité sud de l'aile monumentale. Ce serait le point de départ d'un « premier château » comme le prouve la différence de traitement des murs et des baies. Les murs du corps de logis, venus s'appliquer sur la construction du pavillon, certifient l'antériorité de ce dernier. Ce pavillon, qui a conservé ses cheminées, témoigne de la volonté de Louis d'Estissac de symboliser la maison primitive. Encore fortement ancré dans la tradition architecturale du XVe siècle, il aurait été commencé en 1538 mais l'arrivée d'un nouvel architecte, autour de 1540, entraîna une rupture.
L'aile en retour contient la chapelle et se prolongeait par une galerie ouverte, terminée par un pavillon. Cette galerie a disparu mais on peut encore apprécier le décor de grecques des départs des arcs que l'on retrouve à Ecouen.

Les façades extérieures montrent une très grande sobriété et un goût certain pour les ordres antiques. Ce dépouillement contrastait avec la profusion décorative de l'intérieur. Un simple bandeau en pierre souligne l'horizontalité des niveaux alors qu'un décor de caissons en perspective s'inscrit dans l'encadrement des grandes baies à meneaux, cantonnées de pilastres.

L'intérieur a été remanié et a perdu une partie de son ornementation. Les éléments les plus intéressants ont, en effet, été démontés par Octave de Rochebrune. On peut désormais les apprécier au château de Terre-Neuve, à Fontenay le Compte, notamment une partie des caissons de l'escalier dont le répertoire ornemental est constitué des monogrammes de Louis d'Estissac et de son épouse Anne de Daillon ou de motifs dérivant des gravures de l'Ecole de Fontainebleau et une des cheminées sculptées, datant de 1568.

Depuis 1991, les travaux de restauration ont permis de mettre en valeur les cuisines et de restituer le niveau originel de la place.
Le plan des cuisines est constitué de trois salles en enfilade, dotées de cheminées monumentales dont le manteau repose sur des piédroits en volute. Les voûtes d'arêtes sont d'une grande qualité stéréotomique. Leurs nervures reçoivent un décor de bandeau losangé en méplat, les clefs s'ornent de sculptures symboliques comme une représentation de la Méduse antique.