3 Août - Saint-Jouin-de-Marne

Le Groupe :      Hat Fitz and Cara

Hat Fitz, est un colosse, "vétéran"de la scène blues australienne. 

Cara quant à elle pioche dans son passé de soul sa voix sensationnelle ne fait pas tout elle s'accompagne également de washboards, flûte et sifflet en tout genre

Ensemble, ce duo vous entrainera dans un voyage mêlant une voix aiguë puissante et tonitruante à une voix grave teintée d'un blues profond. Bref un duo garantissant une énergie revigorante. Vous êtes prêt.es à danser on l'espère, nous oui ! 



Le Monument : Abbaye Saint-Jouin

 

  Selon la tradition, Jovinus aurait fondé au IVe siècle à Ension, un monastère. Celui-ci n'est en fait attesté qu'à la fin du Ve siècle et au début du VIe siècle. Il prend le nom de Saint-Jouin au IXe siècle. A cette période, les moines de l'abbaye de Saint-Martin de Vertou vinrent s'y réfugier. Des édifices mérovingiens et carolingiens, dont il subsiste quelques éléments remployés dans l'abbatiale actuelle, se sont succédés sur les lieux. Il s'agit d'une pierre sculptée à rosace géométrique étoilée, encadrée d'un rang de perles (à droite du portail), de pierres à entrelacs (dans le dépôt lapidaire du cloître) et d'un relief en méplat représentant Daniel entre les lions.

L'abbatiale aurait été construite entre 1095 et 1130 par le moine Raoul. Les voûtes furent édifiées au XIIIe siècle, dans le style « angevin ». L'abbatiale subit quelques remaniements : elle fut fortifiée au XIVe siècle, le cloître fut reconstruit au XVe siècle, tout comme les bâtiments conventuels au XVIIIe siècle. 

Vendue comme bien national à la Révolution, l'abbatiale fut classée en 1862 sur l'initiative de Prosper Mérimée, avant d'être considérablement restaurée. 

 

 L'édifice possède un plan en croix latine rappelant l'église d'Airvault toute proche. Celui-ci comporte cependant la plus longue nef du Poitou.

La travée occidentale du choeur et le transept sont les parties les plus anciennes. Elles dateraient de la fin du XIe-début XIIe siècle. 

Le reste du choeur reprend une élévation à trois niveaux, évoquant les édifices de la Loire, composée d'arcs en plein-cintre ouvrant sur le déambulatoire, surmontés d'arcatures aveugles et de fenêtres hautes.

La nef a été construite en deux campagnes. La première, du début du XIIe siècle, concerne les sept travées orientales couvertes depuis le XIIIe siècle de croisées d'ogives de style « Plantagenêt », comme à Airvault. Le voûtement est de grande qualité avec ses liernes et ses clefs sculptées de thèmes de l'Ancien et du Nouveau Testament.  

Vers 1150, débute la seconde campagne. Elle concerne les trois dernières travées occidentales qui ont conservé leur voûtement roman : voûtes en berceau brisé pour la nef et voûtes en berceau plein-cintre pour les collatéraux.

La façade occidentale rappelle l'église d'Airvault. Elle est divisée en trois travées par des ensembles de contreforts-colonnes dont ceux des angles supportent un lanternon.

Couronnant les contreforts-colonnes, des reliefs représentent un thème fréquent sur les façades des églises romanes du Poitou : le cavalier faisant pendant à Samson terrassant le lion. 

Enfin sur le pignon, figure un Jugement Dernier : des pèlerins convergent vers la Vierge, elle-même surmontée d'un Christ assis en majesté entouré d'anges.

Le clocher carré à deux étages, situé à la croisée du transept, domine l'ensemble de l'édifice. Dans les arcatures qui le décorent s'ouvrent quatre baies.

Le cloître, comme l'ensemble des bâtiments conventuels (cf. fiche sur les bâtiments conventuels et le portail), est situé au nord de l'abbatiale. Il a été reconstruit en 1476 par l'abbé Pierre d'Amboise. Trois vicomtes de Thouars y sont enterrés : Aimery V en 1127, Aimery VI en 1139 et Geoffroy en 1173. Il ne subsiste que la galerie de huit travées, attenante à l'abbatiale. Les voûtes sur croisées d'ogives retombent sur des colonettes à chapiteaux ornés de feuillages. Les baies possèdent des remplages de style flamboyant. La galerie du cloître sert aujourd'hui de dépôt lapidaire.