6 Août - Coulonges-sur-l'Autize

Le Groupe :     Une Touche d'optimisme

Mâtiné d'influences diverses, Une Touche d'Optimisme nous permet de savourer des textes tantôt tristes, tantôt engagés, mais qui vont toujours droit au coeur, sur des musiques entraînantes et émouvantes qui nous font voyager dans un univers particuliers, parfois sombre, mais dans lequel brille toujours une touche d'optimisme



Le Monument : Château Renaissance

 Le château Renaissance a été construit par la famille d'Estissac, par Geoffroy, évêque de Maillezais, ami et protecteur de Rabelais, et surtout par son neveu, Louis, à partir de 1540. Terminé vers 1566, il est endommagé lors des guerres religion, pillé et démoli au XVIIIe siècle avant la Révolution. Certains éléments du décor architectural ont été démontés à partir de 1849 par l'aquafortiste Octave de Rochebrune et ont été transportés dans son château de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte.

Description : Le château présente actuellement un bâtiment en équerre, deux pavillons ainsi que les vestiges des pavillons sud-ouest et nord englobés dans des bâtiments postérieurs. Une aile nord-ouest semble avoir été projetée, sa réalisation effective demeure hypothétique. Quoiqu'il en soit, le château achevé aurait présenté un plan carré, parti adopté à Ecouen et Ancy-le-Franc.
L'aile monumentale s'élève sur quatre niveaux, soit deux niveaux en sous-sol (caves et cuisines voûtées), un rez-de-chaussée et un étage carré. L'élévation comptait un niveau supplémentaire. Les combles, logés sous les toitures à l'origine très pentues, étaient éclairés par des lucarnes à fronton triangulaire. Le pavillon d'entrée, légèrement plus haut que l'aile, contenait un escalier monumental rampe sur rampe qui, comparativement à Oiron, était tout à fait moderne pour l'époque. A l'extérieur, la porte, datée de 1544, est décorée des armes de la famille d'Estissac. Elle était à l'origine précédée d'un porche décoré à l'antique, démonté en 1860. Un second pavillon, plus massif, marque l'extrémité sud de l'aile monumentale. Ce serait le point de départ d'un « premier château » comme le prouve la différence de traitement des murs et des baies. Les murs du corps de logis, venus s'appliquer sur la construction du pavillon, certifient l'antériorité de ce dernier. Ce pavillon, qui a conservé ses cheminées, témoigne de la volonté de Louis d'Estissac de symboliser la maison primitive. Encore fortement ancré dans la tradition architecturale du XVe siècle, il aurait été commencé en 1538 mais l'arrivée d'un nouvel architecte, autour de 1540, entraîna une rupture.
L'aile en retour contient la chapelle et se prolongeait par une galerie ouverte, terminée par un pavillon. Cette galerie a disparu mais on peut encore apprécier le décor de grecques des départs des arcs que l'on retrouve à Ecouen.
Les façades extérieures montrent une très grande sobriété et un goût certain pour les ordres antiques. Ce dépouillement contrastait avec la profusion décorative de l'intérieur. Un simple bandeau en pierre souligne l'horizontalité des niveaux alors qu'un décor de caissons en perspective s'inscrit dans l'encadrement des grandes baies à meneaux, cantonnées de pilastres.


Le truc en +

Une visite gratuite du château est proposée à 18h30. La soirée s'inscrit dans le prolongement de la 2ème édition de "Marché en fête de l'été à Coulonges". 

Pour compléter la soirée, du vidéo-mapping sera projeté à la tombée de la nuit sur les pierres du château Renaissance. L'occasion de découvrir de nouvelle facette du château grâce à ce jeu sur les lumières et les formes du château. 

Nos partenaires de la soirée :